Le fonctionnement du Sommeil

Le manque de sommeil et la fatigue sont des plaintes fréquemment entendues dans les couloirs de notre cabinet de psychologie situé vers Belfort. Les plaintes concernent aussi bien la durée, les réveils nocturnes fréquents que la mauvaise qualité du sommeil (sommeil trop léger, pas récupérateur…).

Des cercles vicieux peuvent vite s’installer et aggraver le tableau clinique du patient avec l’apparition de trouble du sommeil . De ce fait, travailler à l’amélioration de son sommeil devient utile et nécessaire.

Pour agir, il faut avant tout connaître notre sujet, c’est pourquoi dans cet article nous allons nous intéresser au fonctionnement du sommeil.

 

Le sommeil est défini comme un état altéré de conscience dans lequel plusieurs fonctions physiques et mentales continuent d’opérer, dans un mode différent, même en l’absence de stimulations environnementales (Morin, 2009).

 

Quels sont les mécanismes du sommeil ?

Pour s’endormir, le corps doit désactiver les systèmes d’éveil au profit des systèmes de sommeil. L’endormissement est un processus graduel dont la durée et le plaisir qu’il apporte varie d’une personne à l’autre. Il existe plusieurs stade et cycle lors du sommeil.

Schéma 1: représentant la dynamique des stades de sommeil durant la nuit

Nous observons sur ce schéma, les différents stades et les cycles lors d’une nuit de sommeil classique. Ces stades n’ont pas tous la même fonction et ne se produisent pas à la même fréquence.

 

          • La Veille (V) = Dès que le sujet ferme les yeux
          • Stade (1) = Stade de transition entre l’éveil et le sommeil
          • Stade (2) = Récupération légère presque nul
          • Stade (3) et (4) = Sommeil lent profond (VITALE / Récupération physique)
          • Sommeil Paradoxale (SP) = Récupération Mentale

En moyenne, il y a cinq cycles de sommeil d’une durée de 90 minutes par cycle.

Le sommeil lent profond (Sommeil récupérateur) arrive lorsque nous sommes très fatigués (en début de nuit) . Lorsque nous avons effectué tout notre sommeil réparateur (Stade 3 et 4), nous ne faisons plus que du sommeil paradoxal et du sommeil de stade 2 le reste de la nuit (Cf schéma 1).

En conclusion : si vous avez dormi (+/- 7H) et que votre sommeil n’a pas été réparateur, il est inutile de vouloir dormir plus pour être plus reposé. Ce sommeil ne sera qu’une illusion et ne vous permettra pas de récupéré davantage.

Toutefois, des recherches ont montré que pour rester en bonne santé, tous les stades du sommeil sont nécessaires.

 

Répartition des stades du sommeil lors d’une nuit 

 

Certaines personnes croient ne jamais rêver, n’ayant aucun souvenir de l’avoir fait pendant leurs nuits de sommeil. Toutefois, cela n’est pas vrai ! Tout le monde rêve durant la nuit; notre capacité à nous souvenir des rêves dépend uniquement du moment de notre réveil (si nous nous réveillons après le sommeil paradoxal nous nous souviendrons de nos rêves ! Alors que si nous nous réveillons après un autre stade, nous n’aurons plus aucun souvenir de celui-ci) .

 

Pourquoi on parle toujours de Température ?

Notre température corporelle est très en lien avec notre sommeil. Au cours de la journée, notre température varie, elle va atteindre son minimum vers 4h du matin et son maximum vers 18h (cf schéma ci-dessous).

Plus notre température augmente, plus nous sommes vigilant. Une vigilance forte n’est pas compatible avec un sommeil profond et réparateur. On a donc plus de facilité à dormir lorsque notre température corporelle est en train de baisser, c’est à dire entre 23h et 6h.

 

Quelles hormones responsables du sommeil ? 

  •  La mélatonine est une hormone de sommeil qui réagit à la lumière, elle va être produite en présence de lumière rouge (lumière du coucher du soleil). Et va arrêter de se libérer dès que la rétine de nos yeux perçoit de la lumière bleue (lumière du matin). Le soir, la mélatonine va être produite et va permettre de faire diminuer la température du corps et donc la vigilance.

 

La lumière bleu qui stop la production de mélatonine est aussi présente dans les téléphones portables, tablettes, ordinateurs… Si vous utilisez vos appareils avant de vous coucher, vous allez stopper la mélatonine et avoir plus de difficulté à vous endormir car votre cerveau va avoir l’impression d’être le matin.  OUPS … 

 

  • Le cortisol qui est une hormone d’éveil, va permettre d’activé notre corps (respiration plus rapide, augmentation du rythme cardiaque etc…). La libération du cortisol dépend de votre routine d’éveil. De ce fait, il est important d’avoir des horaires de lever les plus réguliers possibles : le cortisol saura alors à quelle heure, il doit commencer à être produit pour mettre le corps en éveil.

 

 La durée du sommeil ?

 

L’endormissement est un processus graduel, dont sa durée est variable en fonction des individus. IL ne s’agit donc pas de quelque chose se commandant comme un interrupteur.

Il n’y a pas de norme stricte sur le nombre d’heure dont un individu a besoin, il existe des petits dormeurs et des grands dormeurs.

Toutefois, nous pouvons repérer une tendance ainsi que des variations en fonction de l’âge : un bébé peut dormir plus de 12h sur sa journée quand il nait puis environ 10h vers l’âge de 5 ans, et 8-9h à l’adolescence. Avec l’âge, les aînés dorment en moyenne 6h30 la nuit.

 

N’hésitez pas à prendre rendez vous à notre cabinet de thérapie en Franche Comté pour plus d’infos et de soin liés aux troubles du sommeil.